Les hiéroglyphes

Le mot "hiéroglyphe" ou "parole sacrée" s'écrit et se lit "medou neter" depuis maintenant plus de 5000 ans. Se lisant de droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas, et de bas en haut, la tâche de les décrypter se transforme en une épreuve herculéenne.

De plus, l'écriture est à la fois figurative, un dessin d'oiseau peut être traduit par "oiseau", phonétique, un dessin (ou un signe) devient un son, ou bien symbolique, un dessin (ou un signe) suit un mot pour préciser sa catégorie. Par exemple, le mot "ir" qui s'écrit et signifie "créer" pouvait être immédiatement suivi par la représentation d'un artisan entrain de créer afin de préciser le sens du mot. Dans ce cas, il donnait simplement une indication. On peut également trouver les mots, indiquant une odeur, suivis par; ceux évoquant une matière comme le bois suivis d'une branche . Il était aussi possible d'indiquer un moment de la journée en y ajoutant le signe. Dans l'écriture hiéroglyphiques les mots "mort" ou "mourir" étaient déterminés par un homme étendu ou par une bite d'amarrage. Quant au mot "sarcophage" qui se disait en hiéroglyphes "celui qui possède la vie", il était déterminé par le sarcophage lui-même.

L'histoire des hiéroglyphes se partage en quatre périodes, d'abord l'ancien empire, vers 3200 3100 avant J.C., les signes alphabétiques étaient insuffisants. Puis l'Egyptien Classique, (époque du Moyen Empire), qui comptait environ 700 signes. Ensuite, le Néo-Egyptien de la 18ème dynastie à la 21ème. Enfin, l'Egypte sur le déclin.

A l'époque des Ptolémés (3ème et 1er siècle avant J.C.), il était plus facile de lire les hiéroglyphes car un signe de l'alphabet à presque toujours son équivalent en Français.

Au 2ème siècle de notre ère, le copte, mélange de grec et d'égyptien, s'imposa.

Cette évolution de l'écriture égyptienne permet de mieux comprendre la découverte de Pierre-François-Xavier Boucahrd, au mois d'août 1799. Il trouve en effet près de la ville de Rosette, à l'est d'Alexandrie, une pierre sur laquelle est écrit un décret du 2ème siècle avant J.C. en l'honneur de Ptolémé 5. Cette inscription est rédigée en trois langues de bas en haut, en grec, en démotique, et en hiéroglyphes. Cette découverte fut déterminante pour le déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion. Ces derniers n'étaient plus compris depuis un millier d'années et la dernière inscription datait de l'époque de l'empereur Théodosse, vers la fin du 4ème siècle.

Sous la 18ème dynastie, les enfants apprenaient les hiéroglyphes à l'école. Pendant plusieurs années, ils copiaient des textes sans en comprendre le sens. Ils étudiaient ensuite le contenu de ces fables, contes, maximes, principes de sagesses, poèmes, histoires des anciens temps ou récits de détectives qui constituaient les bases de leur enseignement.

Les supports d'écriture étaient alors en pierre, en bois, en céramique ou en papyrus sur lesquels on écrivait avec des calames, pointes de roseaux taillés.

Et maintenant un petit jeu :

Observez bien ce tableau, puis essayez d'écrire votre année de naissance en hiéroglyphes